C'est une histoire tragique. Le drame s'est déroulé il y a quelques années, dans une ville comme une autre. L'Homme était un de ses hommes charmeurs, dragueurs et "dégoûtants". Il était déjà d'un âge assez avancé, cela n'affectant aucunement ses activités extra-maritales. En effet, bien que marié, il n'hésitait pas à visiter les lits d'autres femmes, mais cela est courant de nos jours. L'une d'elle était sa "maîtresse attitrée", si je puis dire, avec laquelle il entretenait une relation depuis une longue durée. Or, cette femme avait deux filles. Bien vite l'Homme se retrouva dans le lit de la plus âgée des deux. Celle-ci s'enfuit loin de sa mère et de son amant sans scupules dès qu'elle le pût. L'histoire ne parle pas des retombées psychologiques de la jeune fille. Puis, la seconde eût à peine le temps de grandir qu'il finit dans ses draps. A l'époque du drame, la jouvencelle était âgée de 17ans. Nul ne sait depuis combien de temps il l'avait affectée. Seulement, un jour, il fallait bien s'en douter, la maîtresse rentre à l'improviste chez elle et découvre son amant dans les draps de sa fille cadette. Celui-ci, peu atteint par la rage de la mère écoeurée, se moque d'elle. "Tu vois, lui dit-il, à mon âge, je peux coucher avec une fille de l'âge de ta fille, tandis que toi, tu es Vieille et Moche!". Quelle plus grande insulte peut-on proférer à une femme que ces deux mots poignardants: "Vielle et Moche"? Prise d'une plus grande rage, elle sortit puis s'empara d'un fusil (dont son amant se servait pour aller à la chasse) pour lui pointer l'arme sur le torse. Ce qui ne semblait pas inquiéter l'Homme, qui, toujours ricanant, essayait de l'intimider avec les phrases typiques de ce genre de situation: "Tu n'oseras jamais tirer!". Une seconde de faiblesse pour la pauvre femme. Mais il a eu tort de surenchérir "tu es perdue, à ton âge, tu finiras seule, tu es Vieille et Moche". Cette fois c'en était de trop. Sous les yeux de sa fille, elle appuya sur la gachette. L'Homme est mort sur le coup. "C'était un dégueulasse, un salopard", disent les gens qui le connaissaient, "il méritait cette mort". La femme, quant à elle, fut incarcérée en prison le temps du procès, c'est-à-dire 8 mois, puis fut libérée pour "crime passionnel". Elle prit sa dignité et partit avec sa fille loin des commérages. Sur son casier judiciaire seront à jamais gravés ces deux mots qui la poursuivront: "crime passionnel"
La morale de l'histoire est...